20.05.19

Pour une mondialisation respectueuse des droits humains et environnementaux

Dominique Potier, député à l’Assemblée Nationale en France et à l’origine de la loi française de 2017 sur le devoir de vigilance des multinationales, était au Luxembourg pour introduire un débat sur le devoir de vigilance des multinationales, dans le cadre de la table ronde trinationale sur les élections européennes, organisé par Action Solidarité Tiers Monde (ASTM)/Klima-Bündnis Lëtzebuerg, Netzwerk Entwicklungspolitik im Saarland (NES) et le Collectif pour la Promotion du Commerce Equitable et de la Consommation Responsable dans le Grand Est (COLECOSOL) à Remerschen, vendredi 17 mai 2019. 

Dans un entretien avec Le Quotidien, Dominique Potier explique en quoi une telle loi peut, selon lui, mener le fonctionnement de l’économie vers d’avantage d’éthique. Il revient sur le parcours de combattant mené en France pour faire passer la loi malgré le lobbying intense des multinationales sur le gouvernement français. A la question si les mauvaises pratiques des entreprises sont à ce point déstabilisatrices, Dominique Potier, répond à Fabien Grasser du Le Quodien :  ” Chaque fois qu’on fabrique de l’injustice, de l’humiliation et de la misère au bout du monde, on prend rendez-vous avec la violence. Le principe qui doit nous guider est de ne pas faire à autrui ce que l’on ne veut pas qu’on nous fasse à nous-mêmes. Je ne pense pas que les Luxembourgeois veulent voir travailler leurs enfants dans des usines pour quelques centimes ou voir leurs rivières polluées. On est dans un monde définitivement interdépendant. Il n’y a pas plus de forteresse luxembourgeoise que française ou européenne. “

On peut dire que le sujet mobilise le Luxembourg. La dernière campagne de l’ASTM #NOCORPORATEIMPUNITY porte sur l’impunité des multinationale. Lors de son lancement en octobre 2016, notre organisation a appelé le Luxembourg à responsabiliser les multinationales établies au Grand-Duché, en adoptant des normes contraignantes qui les obligent à prévenir les atteintes aux droits humains et à l’environnement, et à réparer les dommages causés par leurs activités, y compris celles de leur chaîne de valeur.  Quelques mois après, 13 organisations de la société civile luxembourgeoise lancent une «Initiative pour un devoir de vigilance au Luxembourg», plaidant pour l’adoption d’une législation équivalente au Grand-Duché.

>> Lire l’article https://www.lequotidien.lu/a-la-une/interview-dominique-potier-une-mondialisation-respectueuse-est-possible/

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