Comité de Unidad Campesina
Pays: Guatémala
Le droit à l’accès à la terre et à la défense du territoire
Les dernières élections présidentielles au Guatémala en novembre 2011 ont opposé le général à la retraite Otto Pérez, accusé de violations des droits humains pendant la guerre civile, à l’avocat Manuel Baldizon, qui entretient manifestement des liens étroits avec le crime organisé. Ce constat en dit long sur la situation dans ce pays qui porte une lourde histoire d’instabilité et de violence et qui a connu entre janvier et juin 2011 plus de 2900 meurtres. Les gens vivent dans la peur et une grande partie de la population acclame tous ceux qui promettent une fin à la violence. Mais la violence au Guatemala n’est pas un hasard. Elle est le fruit des inégalités scandaleuses qui séparent une minorité élitiste à la grande majorité qui vit dans la misère.
Défendre le territoire et les droits humains
C’est dans ce contexte que le CUC (Comité d’Unité Paysanne) travaille depuis 1978 avec les familles en situation de grande pauvreté (plus de 70% de la population indigène est pauvre). Ayant pour mission la défense des droits des paysans, le CUC propose plusieurs pistes d’action qui visent à soutenir et à renforcer l’accès à la terre. Il a mis en place un projet de formation et d’assistance juridique aux paysans. Dans 6 provinces guatémaltèques, deux avocats et une assistante, financés par l’ASTM, accompagnent les paysans dans plus de 60 conflits de terre ou de travail. Les problématiques sont multiples : il s’agit de récupérer les titres de propriété, de défendre les dirigeants des communautés qui sont emprisonnés de manière abusive, de protester devant les tribunaux contre les destructions de villages entiers et de faire avancer des lois pour garantir l’accès à la terre et une vie digne aux paysans.
Malgré les efforts et les réussites (récupération des terres pour plus de 200 familles), l’année 2011 a été très conflictuelle. La problématique agraire s’intensifie considérablement à cause de la rentabilité des agrocarburants. Les grands propriétaires terriens et les entreprises nationales et étrangères essaient par tous les moyens d’agrandir leurs surfaces cultivables pour y planter des plantes énergétiques destinées à l’exportation, ce qui augmente la pression foncière. Dans ce contexte, les démarches des petits paysans pour l’obtention de titres de propriété s’avèrent très difficiles et les expulsions forcées sont très fréquentes.
Partenariat CUC-ASTM
- création de l’organisation : 1999
- début du partenariat : 2003
- durée du projet en cours : 36 mois
- coût total du projet : 224 234 EUR
Responsable ASTM
- Dilcia Figueroa
- Tel : 400 427-33
- eMail : dilcia@astm.lu

