Fundación de Desarollo Campesino
Pays: Chili
Renforcement des organisations sociales pour avancer dans la démocratisation du pays
En 2011, le Chili a connu les manifestations les plus importantes depuis la fin de la dictature en 1990. Les étudiants remettent en cause le coût élevé des études et la privatisation de l’enseignement supérieur, qui compte déjà parmi les plus chers et les plus inégalitaires du monde. Mais ce mouvement n’a pas commencé avec la révolte des étudiants.
Dès le début de 2011, la population de Punta Arenas, ville de l’extrême sud du pays, protestait contre une augmentation massive et brutale du prix du gaz. Puis ce furent les manifestations contre la décision, sans consultation citoyenne, de la construction de cinq grands barrages en Patagonie.
Une grande partie du peuple met aujourd’hui en question le modèle économique et le système politique, ainsi que les années du gouvernement de la Concertation. Celui-ci a poursuivi la politique économique de la dictature, laquelle avait privatisé l’extraction des ressources naturelles. Et dans ce contexte, les indigènes Mapuche ont été – et restent – les oubliés de la croissance.
FUNDECAM aide les Mapuche à s’organiser
FUNDECAM travaille dans les régions de l’Araucania, de Los Rios, de Los Lagos et du fleuve Bio Bio. Depuis sa création, elle définit et exécute des projets qui, à partir d’une perspective interculturelle, contribuent à améliorer les conditions de vie de la population rurale, et plus spécialement celles du peuple Mapuche, le plus pauvre parmi les pauvres. Toujours à l’écoute des demandes des communautés, FUNDECAM s’est engagée à aider les communautés Lakkenche à faire face aux conséquences désastreuses, aussi bien environnementales que sociales, de la construction d’un pipeline.
Aider les communautés Lafkenches
L’objectif du projet est de renforcer les organisations du territoire Lafkenche de Quele et de Mehuin, affectées par la construction du pipeline qui va transporter les déchets d’une des plus grandes usines de cellulose du pays vers la mer en passant par leurs terres ancestrales. Les tractations et les démarches entreprises depuis des années par de nombreuses organisations pour empêcher la construction du pipeline n’ont pas abouti. Mais pour les communautés, la lutte n’est pas finie pour autant. Elles continuent à se mobiliser pour faire en sorte que les déchets to-xiques ne traversent pas leurs cultures et ne soient pas déversés dans la mer, là où ils pêchent !
Partenariat CEDESCO-ASTM
- création de l’organisation : 1979
- début du partenariat : 2010 (et 1987-2004)
- durée du projet en cours : 36 mois
- coût total du projet : 83 801 EUR
Responsable ASTM
- Dilcia Figueroa
- Tel : 400 427-33
- eMail : dilcia@astm.lu

