12.01.17

Le long combat après la catastrophe environnementale Chevron/Texaco en Equateur – témoignage de Mariana Jimenez et Pablo Fajardo

«Ils ont pollué de pétrole et de produits chimiques nos terres et nos eaux. Les animaux mouraient, nous trouvions du pétrole à l’intérieur des corps de nos cochons. Cela a dégradé ma santé, celle de mes enfants et de paysans et d’indigènes de toute la région – boutons, maux de tête, de gorge, d’oreilles, troubles de l’estomac, douleurs articulaires et cardiaques, problèmes respiratoires, dégâts de la vue. Depuis des années, le nombre de cancers, d’avortements spontanés et de naissances d’enfants malformés dans la région dépasse de loin la normale. Ce que la Texaco a fait durant ces années, personne n’a fait pareil», a raconte Mariana Jimenez, une habitante de Lago Agrio (Nueva Loja), dans une province amazonienne de l’Equateur à David Broman de l’hebdomadaire Le Jeudi. Par la force des choses, elle se voit représentant quelque 30.000 victimes des activités pétrolières polluantes de l’entreprise américaine Texaco, rachetée depuis par Chevron. Le combat des victimes dure depuis 40 ans. Ensemble avec Pablo Fajardo, avocat des victimes, ils étaient en visite à l’ASTM en décembre 2016, après avoir participé au groupe de travail intergouvernemental du Conseil des Droits Humains des Nations Unies.

Dans l’interview publié dans l’hebdomadaire luxembourgeois, il revient sur le combat juridique des victimes  et conclut “Nous ne savons pas quand tout cela sera terminé. Mais, alors que le CEO de Chevron a déclaré qu’il se battrait contre nous “jusqu’à ce que l’enfer gèle” et que même après ça, il poursuivrait le combat “avec des patins à glace“, de notre côté, nous avons bon espoir d’obtenir gain de cause au Canada

Lire l’interview  “Ils ont pollué nos terres et nos eaux” –  40 ans de combat(s) d’indigènes et paysans équatoriens contre Texaco/Chevron dans le LE JEUDI du 12 janvier 2017

En 2015, le Canada avait ouvert ses tribunaux aux victimes équatoriennes. Plus d’informations sur la décision de la Cour Suprême du Canada 

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